Vous êtes de plus en plus nombreux à nous confier vos histoires et notre plus belle récompense est d’avoir su gagner votre fidélité mais avant tout votre confiance, comme en témoigne ce genre de message qui nous touche particulièrement :

«Aucun regret de vous avoir fait confiance, même si j’ai été un peu frileuse au début. »

Sincèrement merci, c’est grâce à vous que nous arrivons à aider des gens, à faire connaitre des « maux » et à gagner en crédibilité. Aujourd’hui dans les « Maux de Sab » nous mettons en ligne le témoignage de Florian qui nous a confié son problème, qu’encore une fois beaucoup juge mais trop peu connaisse et comprenne l’anomalie, la dyslexie. Pour comprendre, la dyslexie est un trouble de la lecture ainsi qu’un trouble persistant de l’acquisition du langage écrit qui se caractérise par de grandes difficultés de l’acquisition et des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit. La dyslexie touche à peu près 8 à 10% des enfants et touche plus souvent les garçons que les filles. Elle désigne un trouble durable du langage écrit affectant la lecture, l’orthographe et aussi l’écriture. Ces troubles se distinguent d’un simple retard d’acquisition, d’un léger retard mental, problème auditif, visuel, problème affectif, problème d’élocution, du bilinguisme. Les troubles persistent dans le temps, c’est pour cela que l’on parle de trouble durable. C’est un trouble neurologique.

En CP, lors de l’apprentissage et en CE1, lors des débuts de l’apprentissage de la lecture, l‘enfant peut présenter des symptômes similaires à la dyslexie et faire des inversions. Ces difficultés normales sont assez courantes et ne deviennent pathologiques que lorsqu’elles persistenau CE1. Il convient alors de faire passer un bilan orthophonique qui laissera sûrement apparaître un déficit dans le traitement phonologique ou métaphonologique laissant supposer un risque important de dyslexie. Mais encore une fois chaque cas est différent, c’est que nous raconte le beau témoignage de Florian.

Bonjour à tous,

je m’appelle Florian. Je suis âgé de 18 ans et je vais vous raconter mon histoire : le combat contre une grosse dyslexie. Tout a commencé en dernière année de maternelle, après plusieurs ateliers pour apprendre à écrire son prénom, apprendre à compter, etc…À ce moment-là, l’institutrice a détecté plusieurs anomalies. Je n’arrivais pas à assimiler les mots, les lettres ni les chiffres. Mes parents ont alors pris rendez-vous chez le psychologue pour savoir si je n’avais pas des soucis psychologiques; m’ont emmené à l’ORL pour voir si j’entendais bien et à l’ophtalmo pour savoir si je voyais bien. BREF….Plein de rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui n’allait pas chez moi.

A mon entrée en CP, le résultat est tombé. Les différents professionnels ont dit à mes parents que j’étais dyslexique ainsi que dysorthographique et dyspraxique. Il a donc fallu que je commence à aller à l’orthophoniste deux fois par semaine. Mon institutrice a commencé à adapter ses cours.

Pour moi je n’étais pas un enfant normal, je me renfermait et je me rendait coupable de ce que qui m’arrivait, même si ça pouvait faire mal à mes parents. Je leur disais que jetais un abruti, un attardé, j’en passe et des meilleures. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi cela m’arrivais et que cela n’arrivait pas aux autres. Tout cela a été une grosse épreuve pendant mon enfance et pendant une partie de mon adolescence; j’ai d’ailleurs dû redoubler mon CP. À l’âge de 10 ans, je ne savais pas encore lire, écrire ni compter. Je n’étais capable de lire que des mots courts et je me fatiguais très vite.

Mais grâce à une super orthophoniste qui s’est donné corps et âme pour m’apprendre comment il fallait lire, comment assimiler les mots, comment compter, faire des tables de multiplications, j’ai commencé à faire de réels progrès. .Je lui dois beaucoup car c’est grâce à elle et à mes parents qu’au jour d’aujourd’hui, je sais lire, écrire, compter et que je peux même VOUS ÉCRIRE. J’ai pu alors retrouver la joie de vivre.

Je ne suis pas dyslexique par hasard. Tout ça est une histoire de famille : mon papa est dyslexique et mes deux frères le sont également mais tous ne le sont pas autant que moi. En général, la dyslexie se transmet de génération en génération mais elle peut en sauter. J’ai réussi à m’en sortir car j’ai eu la volonté et le courage de travailler. Si tu reste les deux pieds dans le même sabot, il n’y aura pas de progrès. Il faut rester positif le plus souvent possible et être soutenu à chaque instant par ses proches. J’ai réussi à m’en sortir tant bien que mal grâce à mes efforts et mon travail sans relâche. J’ai obtenu mon CAP petit enfance l’année dernière et ce fut une grande victoire pour moi, car c’est grâce à ce diplôme que j’exerce dans un domaine que j’apprécie. Actuellement, je suis en CDD en tant que surveillant de cantine et animateur dans les centres aérés et j’espère évoluer rapidement.

Pour moi cela est nécessaire de parler de mon histoire, de me libérer un peu. Je souhaite que mon récit puisse aider des parents ainsi que d’autres jeunes qui se sentent mal dans leur peau. Je souhaite que mon histoire leur permette de surmonter les nombreuses épreuves qui accompagnent la dyslexie.

Florian

Mon mot pour Florian :

Merci à toi pour ce témoignage très touchant, la dyslexie est bien trop souvent incomprise et mal expliquée et comme tous ceux qui nous écrivent pour prouver que l’on peut surmonter un mal, ton témoignage aidera sans aucun doute.

Mon mot de la fin :

A défaut de paraître un peu crue dans mon message, mais aux yeux de certains qui schématisent souvent des troubles sans savoir le pourquoi du comment, il est important de souligner que dydyslexique ne veut pas dire « con » comme j’ai pu souvent l’entendre. La preuve en est avec Florian mais je pourrais aussi prendre l’exemple d’une femme que j’aime beaucoup et que je connais bien.

Sachez que la célèbre productrice Aléxia Laroche-Joubert qui est également l’une des figures les plus emblématiques du Paf a appris à lire à l’âge de 11 ans elle a travaillé très dure pour lutter contre sa dyslexie et on peut dire qu‘en terme de réussite là-aussi c’est un parcours exemplaire !

  1. Moi aussi je suis dyslexique qui a été découvert à 6 ans et les gens de mon école voulais m envoyé chez les fou du coup du CP au CE2 je suis allé toutes les après midi dans un centre pour aidé pour me réapprendre une nouvelle façon de lire et écrire et grâce à eux j ai sorti un livre mais qui n’a pas été commercialisé

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